27.11.2009
Insécurité alimentaire record aux Etats-Unis
En 2008, 14,6% des foyers américains, soit 49 millions de personnes, ont eu des difficultés à se procurer de la nourriture pour tous leurs membres par manque de moyens, selon les dernières données de l'USDA. En 2007, ces problèmes touchaient 11,1% des foyers.
La sécurité alimentaire est jugée "très faible" pour 5,7% des foyers - ou 17,3 millions de personnes, détaille le rapport. Cela signifie que certains des membres du foyers n'ont pu manger à leur faim
.

Ces statistiques, a-t-il ajouté, sont "une grande chance de mettre ce problème en lumière". A noter, l'enquête a été réalisée en décembre 2008, soit au début de la crise. Les chiffres 2009 risquent donc d'être encore plus alarmants.
L'administration Obama s'est fixé comme objectif l'éradication d'ici 2015 de la sous-nutrition infantile.
L'article d'Amber Waves (4 pages)
L'étude (66 p)
16:25 Publié dans Aide alimentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : états-unis
25.11.2009
La médicalisation gagne l'alimentation
TNS Worldpanel et XTC World Innovation viennent de tirer les enseignements de leur première étude en commun intitulée « Innovation : quels sont les positionnements gagnants ? ». D'après leur analyse portant sur 3700 lancements de produits alimentaires sur les 3 dernières années en France, ce sont les produits positionnés forme et santé qui obtiennent les meilleurs taux de succès, et en particulier le médical et la minceur.
Sans atteindre le degré de médicalisation des aliments que connaissent les Etats-Unis, il semble donc que les Français s'attachent de plus en plus aux vertus curatives de leur alimentation, en tous cas à l'effet produit sur leur corps par ce qu'ils ingèrent.
Source : Agra alimentation
16:30 Publié dans Nutrition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.11.2009
Wall-Mart se lance dans les ACV
Wal-Mart a lancé, au niveau mondial, un index de durabilité («sustainability index»). Les 100 000 fournisseurs du groupe vont recevoir un questionnaire comportant une quinzaine de questions dans quatre domaines majeurs (énergie et climat, choix des packagings, ressources naturelles, social). Wal-Mart soutient le projet de création - en association avec les industriels et les chercheurs - d'une base de données globale concernant les cycles de vie des produits (ACV). Wal-Mart s'engage enfin à donner à ses clients des moyens simples d'étiquetage leur permettant de prendre en compte ces critères écologiques.
Il faudra plusieurs années à l'enseigne pour faire aboutir son projet qui sera, dans un premier temps, seulement limité à l'observation de catégories de produits, sans descendre jusqu'aux références. L'industrie agro-alimentaire refuse que Wal-Mart manage seul une telle initiative, et se propose de créer son propre consortium.
17:44 Publié dans Indicateurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
US : des réductions pour les chômeurs
Aux États-Unis, la chaîne de distribution Kmart propose aux chômeurs du Michigan une « Smart Assist Savings Card » qui permet aux chômeurs de bénéficier de 20% de réduction sur plus de 1 500 références de MDD. Les clients doivent présenter leur carte à la caisse, accompagnée du document certifiant qu'ils sont bien au chômage. La carte est valable 6 mois.
17:40 Publié dans Aide alimentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'obésité continue de progresser
Selon l'enquête épidémiologique ObÉpi-Roche, réalisée par Roche en partenariat avec la TNS Healthcare SOFRES, entre 1997 et 2009, les Français continuent de grossir : en 12 ans, le poids moyen a augmenté de 3,1 kg (72 kg en 2009) alors que la taille moyenne a progressé de 0,5 cm (168,5 cm).
En 2009, 14,5 % des Français sont obèses (8,5 % en 1997) et 31,9 % sont en surpoids (29,8% en 1997).

Si la prévalence de la population en surpoids est relativement stable, celle de l'obésité continue de progresser. L'augmentation est régulière à un taux d'environ 0,5% par an, ce qui est le niveau moyen des taux d'accroissement observés chez nos voisins (0,2% aux Pays-Bas à 0,9% au Royaume-Uni).
En 2009, la prévalence de l'obésité est plus importante chez les femmes (15,1 %) que chez les hommes (13,9 %) et à l'inverse la prévalence du surpoids est plus importante (38,5 %), chez les hommes que chez les femmes (26 %). Sur cette période d'étude de 12 ans, la progression de l'obésité a été plus nette chez les femmes (+81,9 %) que chez les hommes (+57,9 %).
La prévalence de l'obésité augmente dans toutes les catégories socioprofessionnelles, mais à des vitesses inégales: son augmentation relative est importante chez les inactifs (+ 106,6 % depuis 1997), les agriculteurs (+ 94,6 %), les employés (+ 88,5 %) et les ouvriers (+82%) ; elle est la plus faible chez les cadres (+ 37,9 %).
17:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pour une chaîne alimentaire plus transparente en Europe
La Commission européenne s'engage à promouvoir des relations durables et transparentes entre les acteurs des marchés alimentaires, de l'agriculteur jusqu'au consommateur. Elle vient d'adopter une communication sur la performance de la chaîne d'approvisionnement alimentaire en Europe. Ce document pointe du doigt les « faiblesses structurelles du système, notamment le nombre d'intermédiaires intervenant dans la chaîne et la structure concurrentielle à certains stades de la chaîne ». La surveillance du marché par la Commission européenne depuis deux ans permet aujourd'hui de vérifier le manque de symétrie dans la réaction des prix alimentaires face aux fluctuations des prix agricoles.
En outre, la communication souhaite une harmonisation des prix des denrées alimentaires au sein de l'Union européenne. La variation de prix entre les mêmes aliments à travers les Etats membres est de 34 % en moyenne, avec des exemples à 42 % pour la saucisse, 44 % pour le bœuf haché et même 49 % pour les œufs. Les procédures d'étiquetage et de normes, notamment environnementales, doivent être revues selon la Commission. En pratique, il s'agit d'examiner si les objectifs politiques de ces réglementations spécifiques peuvent être atteints sans entraver les principes du marché intérieur.

La communication (15 pages)
15:29 Publié dans Prix | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.11.2009
Les nouvelles convivialités
Quelles ont été les grandes évolutions sur cinq ans ? Les nouvelles convivialités se sont-elles développées ou est-on rentré dans la norme ? Qui est le convive idéal pour les français en 2009 ? Invite-t-on de la même façon en temps de crise ?
Selon cette enquête du Crédoc, deuxième édition d'une enquête réalisée en 2004, la convivialité reste importante pour les Français, même (surtout ?) quand la conjoncture économique est difficile : 68% estiment qu'il est important de s'inviter en temps de crise.
Si la proportion de personnes recevant une fois par mois baisse (44%), celle des personnes recevant toutes les semaines ou plus reste stable (22%).
On continue d'inviter en premier ses enfants (83% au moins une fois par trimestre), ses amis (75%) et les membres de sa famille (74%).
Les formes de la convivialité changent : les Français invitent de plus en plus pour des brunchs, des pique-niques ou des goûters.
Mais inviter reste un investissement en temps : plus de la moitié des Français passent entre 1 et 2h à préparer le repas lorsqu'ils reçoivent, 36% y passent même plus de 2h. La proportion de Français passant plus de 1h à préparer le repas s'allonge par rapport à 2004 (81% en 2004 et 88% aujourd'hui).
81% déclarent utiliser des produits de saison, les plats exotiques sont de plus en plus réalisés et l'usage d'internet pour chercher une recette s'est généralisé (67%).
Enfin, les arts de la table restent importants : 97% déclarent mettre la table avec soin.
18:34 Publié dans Consommation, Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Du discours nutritionnel aux représentations de l'alimentation
Le discours nutritionnel a évolué ces 20 dernières années et s'est intensifié depuis le début des années 2000. Quel impact cela a-t-il d'une part sur les représentations de l'alimentation et d'autre part sur les comportements de consommation ?
Au travers des enquêtes Comportements et Consommation Alimentaires en France du CREDOC, on peut suivre l'évolution des représentations sociales du Bien Manger.
Une première partie, historique, met en évidence les influences religieuses sur le discours des prescripteurs et analyse les évolutions institutionnelles récentes ayant modifié les prises de paroles sur le champ de l'alimentation. Il apparaît que la dimension Santé est nettement plus présente en 2007 qu'en 1995 et 2000, notamment chez les plus jeunes, ce qui pourrait traduire un renversement générationnel dans les représentations mentales. Les prescriptions diététiques, à destination du grand public, se sont développées depuis les crises sanitaires de la fin des années 90 et la création du Programme National Nutrition Santé (PNNS) en 2001. Ces prescriptions semblent jouer le rôle de régulation qu'assurait auparavant la religion. Quant à l'influence du discours sur les consommations, il semble que la consommation d'aliments santé soit en nette progression, mais la crise économique est venue ralentir cette tendance.
18:08 Publié dans Nutrition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.11.2009
Les mood foods à l'assaut du marché asiatique
Apparue au Japon en 2005, une nouvelle catégorie d'aliments commence à voir le jour sur les rayons des supermarchés européens : les "mood foods", qui jouent sur le lien étroit entre l'alimentation et l'humeur. Des recherches ont en effet montré le lien entre la consommation d'acides gras oméga 3 et les émotions, l'humeur et le stress, ou encore entre la consommation de sucre et la production de sérotonine, hormone qui régule le sommeil et l'appétit.
Depuis quelques années, ce sujet intéresse aussi vivement les industriels de l'agroalimentaire qui accentuent leur R&D pour développer de nouveaux ingrédients ayant des bénéfices sur le cerveau et donc sur l'humeur, afin de lancer de nouvelles gammes de produits. Le Japon a été précurseur dans ce domaine. Ainsi, en 2005, Ezaki Glico, l'un des leaders du marché japonais de la confiserie, a été le premier à se positionner sur le créneau des mood foods, avec "Mental-balance' milk chocolate with GABA", un chocolat au lait enrichi en GABA pour aider à la diminution du stress.
Les industriels américains puis européens se sont ensuite rapidement lancés dans la course aux mood foods. Nestlé a par exemple annoncé en 2006 un investissement de 4 millions de dollars US par an sur une période de 5 ans pour investir le marché des mood foods.
Selon une étude Alcimed, depuis 2005, on observe une accélération exponentielle des lancements produits à travers le monde, avec un taux de croissance annuel moyen de 59% entre 2005 et 2008 (54 nouveaux produits en 2005, contre 218 en 2008). En 2009, 392 nouveaux produits étaient déjà recensés à la fin du mois de septembre.
Le marché des mood foods reste essentiellement asiatique avec 46% des nouveaux lancements dans cette catégorie en 2008, suivi par l'Amérique du Nord (25%), puis l'Europe (22%).
En Europe, la réglementation limite leur développement : 22 dossiers sur des allégations mood foods ont été évalués par l'EFSA depuis 2008 et aucun avis positif n'a été rendu.
14:13 Publié dans Nutrition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les bénéfices économiques de la diminution du sel
Pour la première fois, une étude a évalué les bénéfices économiques de la diminution de la consommation de sel aux Etats-Unis.
La surconsommation de sel est un problème persistant aux États-Unis, et l'une des causes de l'hypertension artérielle, l'hypertension artérielle, qui touche 30% de la population américaine.
L'Institut de Médecine recommande que les adultes consomment moins de 3,8 grammes de sel par jour, et les personnes âgées moins de 3,2 grammes de sel par jour. Dans la réalité, la consommation américaine moyenne de sel est de 8,8g par jour. Elle est supérieure à la dose journalière tolérable de 5,8g par jour
Selon une étude de la RAND Corporation publiée dans l'American Journal of Health Promotion, réduire la consommation de sodium aux Etats-Unis au niveau des valeurs recommandées par l'Institut de médecine américain, pourrait faire économiser 18 milliards de dollars annuellement à la société américaine en frais de santé. La baisse de consommation de sel conduirait à une diminution des cas d'hypertension artérielle. De plus, en tenant compte de l'impact de la consommation de sel sur d'autres maladies telles que les maladies cardiovasculaires et les accidents vasculaires cérébraux, la diminution de consommation de sel pourrait économiser 32 milliards de dollars supplémentaires.
Mais le chemin est long et plus de 75% de la consommation de sel provient d'aliments transformés, or, selon le Center for Science and Public Interest, le niveau de sel des aliments transformés ou dans les restaurants est resté inchangé entre 2005 et 2008.
13:51 Publié dans Etude scientifique, Nutrition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sel
20.10.2009
Origine des produits : un critère de plus en plus important
L'origine géographique et le respect de l'environnement par l'agriculteur sont des critères de choix de plus en plus importants dans l'acte d'achat des consommateurs français, selon l'enquête Agri-confiance / Ipsos, réalisée en septembre 2009 auprès de 1 000 personnes et exposée le 13 octobre à l'occasion des rencontres « coopération agricole et développement durable » organisées par Coop de France à Paris.
En effet, si le prix demeure le premier critère (54% en 2009 vs 51% en 2007), il est désormais talonné de très près par l'origine du produit (51% en 2009 vs 40% en 2007). Le respect de l'environnement continue également à progresser à un niveau très conséquent (34% en 2009 vs 32% en 2007).
L'enquête montre que 95 % des français tiennent à ce que les aliments qu'ils achètent soient produits dans une démarche de qualité et de respect de l'environnement, et 90 % jugent important de pouvoir acheter des aliments de saison et produits localement, à proximité du point de vente.
A noter, 7 consommateurs sur 10 reconnaissent les agriculteurs comme des acteurs légitimes de la mise en place de telles démarches.
Enfin 96 % souhaitent que le niveau de revenu et les intérêts des producteurs soient reconnus, une proportion à relier à celle des Français qui soutiennent les producteurs de lait lors des mouvements de grève (92%, selon un sondage Ifop pour dimanche Ouest France).
L'étude montre en outre que les français ont une véritable attente envers les grandes surfaces au regard de ces problématiques : plus d'un consommateur sur deux souhaiterait qu'elles améliorent la visibilité en magasin sur les produits agricoles dont l'origine, la qualité et le respect de l'environnement sont garantis. Près d'un sur deux attend un étiquetage sur la qualité des produits qui corresponde réellement à l'engagement du producteur, et demande plus d'information sur la signification des labels, appellations et signatures.
17:52 Publié dans Consommation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : localisme
15.10.2009
Campagne américaine pour l'agriculture de proximité
L'USDA vient de lancer, le 15 septembre, une campagne fédérale "Know Your Farmer, Know Your Food" pour resserrer le lien entre les Américains et leur agriculture.
Le Secrétaire d'Etat Tom Vilsack invite dans une vidéo sur You tube les citoyens américains à un dialogue national pour aider l'agriculture locale et régionale à se développer, ce qui permettrait, selon lui, de stimuler l'économie, créer des emplois, tout en améliorant l'accès à une nourriture saine et en réduisant l'énergie nécessaire au transport de nourriture.
L'USDA annonce en parallèle un financement de 65 millions de dollars pour des programmes en rapport avec cette initiative : soutien aux petits agriculteurs et aux coopératives locales, promotion des marchés fermiers et de la vente directe...
50 millions de dollars serviront à aider les cantines scolaires à se fournir en produits locaux - soit l'équivalent des sommes dépensées chaque année par l'USDA pour soutenir l'agriculture biologique.
Enfin, 230 000 dollars seront consacrés à une recherche sur la capacité du nord-est du pays à produire assez de nourriture pour répondre à la demande locale en forte croissance, de manière à éviter le transport de longue distance. Des scientifiques devront se pencher sur la disponibilité en terres cultivables sur la côte Est pour une production de fruits et légumes dans des conditions durables.
Un marché fermier a été inauguré dans une rue proche de la Maison-Blanche, et Michelle Obama en a été la première cliente.
"Removing barriers" est le sous-titre de l'initiative qui se veut en "rupture" par rapport à la politique agricole américaine traditionnelle.
11:42 Publié dans Stratégie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : us
14.10.2009
Produits laitiers en baisse
La consommation de produits laitiers est en baisse significative en France et « entre 50 et 70% de la population n'en mange pas suffisamment », selon le Pr Jean-Michel Lecerf, nutritionniste, lors de la présentation de la campagne « trois produits laitiers par jour ».
La baisse globale est de 12%, selon deux études (1998/1999 et 2006/2007) menées par l'Afssa (agence française pour la sécurité sanitaire des aliments) sur les habitudes alimentaires des Français. La baisse est plus importante chez les seniors (-28% chez les hommes et -38% chez les femmes), les femmes adultes (-16%), les adolescents (-20% environ).
Plus de la moitié des hommes, deux tiers des femmes, deux tiers des garçons de 13 à 17 ans et trois quart des filles ont des apports en calcium inférieurs aux apports nutritionnels conseillés (ANC), selon l'Etude nationale nutrition Santé (ENNS) menée en 2006.
Un adulte sur deux ne sait pas que le programme national nutrition santé (PNNS) recommande de manger trois produits laitiers par jour, selon une étude CSA menée pour le Cniel (Centre national interprofessionnel de l'économie laitière).
22:35 Publié dans Nutrition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.10.2009
Evaluation du PEAD
À la suite de l'hiver particulièrement rigoureux de 1986/1987, la Communauté a adopté un programme, le PEAD (programme d'aide européen aux plus démunis), qui visait à transférer une partie des excédents alimentaires européens afin qu'ils soient remis gratuitement à des organisations caritatives chargées ensuite de les distribuer aux personnes dans le besoin.
La participation des États membres au programme est facultative. Le budget est passé de 307 millions d'euros en 2008 à 500 millions d'euros en 2009 pour les 18 États membres participants.
Les chiffres de la pauvreté attestent de l'utilité de ce programme d'aide: il y aurait, dans l'Union européenne, 80 millions de personnes (soit 16 % de la population) vivant en dessous du seuil de pauvreté, et 43 millions seraient menacées de pauvreté alimentaire. Selon la Commission, 13 millions de personnes auraient bénéficié du PEAD en 2007, dont 2,7 millions de Français. Ce programme, réparti entre 19 États membres, a coûté 305 millions d'euros en 2008, et le budget prévu pour 2009 est de 500 millions d'euros. Ces chiffres sont en constante augmentation, ce qui a amené la Cour des comptes européenne à se pencher sur l'avenir de ce dispositif.
Dans son rapport L'aide alimentaire de l'Union européenne en faveur des personnes démunies: une évaluation des objectifs, ainsi que des moyens et des méthodes utilisés, publié le 22 septembre 2009, elle a pointé plusieurs faiblesses :
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le programme ne permet d'offrir en moyenne qu'un repas par mois à ses bénéficiaires. Pour renforcer l'efficacité de cette mesure, il importe donc de définir de mieux cibler l'aide.
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il conviendrait également d'augmenter la diversité et la valeur nutritionnelle des denrées alimentaires fournies, et de garantir un traitement plus équitable des bénéficiaires dans les mêmes conditions.
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la Cour suggère de définir des objectifs spécifiques, mesurables, réalisables, pertinents et datés, ainsi que des indicateurs de performance, et de revoir le système de communication de données relatives au programme afin que sa performance puisse être évaluée de manière satisfaisante.
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pour assurer une concurrence plus large et l'obtention des meilleurs prix sur le marché, la base juridique et ses modalités d'application en matière d'approvisionnement en produits alimentaires destinés aux personnes démunies devraient être mieux définies.
Enfin, la Cour des comptes signale qu'avec des stocks d'intervention ramenés à un niveau proche de zéro au cours des dernières années, le lien entre le programme et les dépenses agricoles est devenu plus ténu. C'est pourquoi, selon elle, la Commission devrait se poser la question de savoir s'il convient de continuer à financer ce programme au titre de la PAC.
Le programme avait déjà fait l'objet de propositions de réforme en France par le Sénat.
10:24 Publié dans Aide alimentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.09.2009
US : forte croissance des food stamps
Le nombre de bénéficiaires des food stamps aux Etats-Unis explose : il a gagné un million entre août et septembre 2009, pour atteindre 35 millions, soit 12% de la population américaine. Il s'agit de la plus forte proportion depuis que les données existent, c'est-à-dire 1969.
Un bénéficiaire reçoit en moyenne 133 dollars par mois d'aide. Le programme, qui a été rebaptisé Supplemental Nutrition Assistance Program, SNAP, coûte 5,6 milliards de dollars par an au gouvernement.
16:39 Publié dans Aide alimentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
